«Pour moi, le Net, cest létape des présentations confirme Patrick, 42 ans.
Pour accroître la compétitivité des entreprises, dans un contexte de concurrence mondiale fondée sur linnovation et pour élargir les capacités dautofinancement, les universités et les institutions publiques de recherche sont appelées à coopérer de manière plus étroite avec les entreprises.
Cela suppose que les femmes ne capitalisent pas de savoir scientifique!» (p.124).1, sur la totalité des prix Nobel attribués aux chercheurs depuis 1901, très peu lont été à des femmes 1 1 758 prix Nobel ont été attribués depuis 1901 (jusquen.Establet, (1992) ;.Daprès les entretiens, ce statut comporte à la fois des avantages et des inconvénients.«Pour les femmes, le statut de célibataire permet dêtre dans la course de la compétition, car elles nont pas denfants, pas de mari, elles sinvestissent donne à la recherche de l'homme à brescia donc dans leur travail et elles deviennent peut-être des rivales» (p.129 pour les hommes mais aussi pour les autres femmes.Delorme-Hoechstetter (2000) ;.27 Par la marchandisation du travail mené dans les laboratoires de recherche (les inventions des laboratoires deviennent, via les contrats et les brevets, des marchandises commercialisables ; les universitaires et les chercheurs sont incités à créer leur propre entreprise les universités et les centres publics.Or, entre cet être irréel et lindividu qui apparaît "en chair et en os le décalage est immense, et la déception presque inévitable : «Toutes ces premières rencontres ont été un cauchemar!Pour les femmes entre 30 et 40 ans, on invoque la question de la maternité et, après 40 ans, on les trouve trop âgées pour être enseignantes-chercheuses car on les soupçonne dêtre inactives dans la recherche.Les freins institutionnels, liés à la prégnance de lidée selon laquelle luniversité est un monde dhommes, sont donc importants et expliquent pour une part les difficultés que rencontrent les femmes universitaires.Elle sest finalement retirée du jeu, après plus de dix rencontres avec des internautes : «Une fois que lon se retrouvait dans la réalité, leur seul but, cétait le sexe.» Une caractéristique que cette mère divorcée attribue tout autant aux hommes "non virtuels «mais cest beaucoup.Pour le doctorat, les femmes lobtiennent dès 1870 (en médecine pour la première dentre elles) mais là aussi, elles restent longtemps peu nombreuses.Il est monté à Paris, et quand je lai vu Vraiment pas un canon.Mais la reconnaissance quelles ont finalement obtenue dans le milieu scientifique, et pour certaines au-delà, reste très exceptionnelle.Je men voulais vraiment de mêtre fait avoir à ce point.».
Ceux-ci sont pourtant essentiels pour lévolution de la carrière mais aussi pour lactivité de valorisation de la recherche qui découle de relations étroites avec de «nouveaux» ou plutôt de plus systématiques interlocuteurs, les entreprises.
Pourtant, leur place est alors bien limitée.




Laccès des femmes à lenseignement supérieur est aussi difficile.Les hommes avantagés, dans un café, au pied de la tour Eiffel ou au musée du Louvre, le lieu de la première rencontre seules les femmes pdf est choisi en fonction des intérêts partagés par les deux "pseudos" et de la dimension plus ou moins romantique quils veulent donner.Cest une des hypothèses que proposent.Dautre part, le fait de concilier enseignement et recherche pour une femme mère de famille est parfois difficile.Léducation et la vie familiale sont des éléments déterminants.«La rencontre réelle, cest une deuxième rencontre, explique Joëlle. .31 En France, comme en Europe, les femmes occupent une place marginale mais leur position saméliore (quantitativement plus que qualitativement) dans les carrières de lenseignement supérieur et de la recherche.Le lendemain, on se retrouve pour boire un café et là, à peine assis, il sort de sa poche la clef dune chambre dhôtel et me lance : Jai réservé juste à côté pour une heure.





Lespace de luniversité devient alors lespace du dedans, lespace privé des femmes.
13 Selon le livre blanc du ministère de la Recherche (voir aussi OST, 2002 la participation des femmes aux instances de décisions, dorientation et dévaluation est bien plus faible que les hommes mais en progression, passant de 15 à -1999 et 1999 à 2001.

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